Une heure avec

Roxane, Bières & Fromages

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Intro

Cette fois nous ne parlerons pas de brasseries artisanales, mais d’une femme qui a décidé de travailler dans le milieu brassicole, en faisant le lien entre la bière et les fromages. En plus d’être très sympa, le parcours de Roxane est à la fois inspirant et intéressant, c’est un plaisir de vous le partager. Bonne lecture !

Salut Roxane, tu nous parle de ton parcours ?

Roxane : J’ai commencé par un BTS agricole à Ploërmel, en Bretagne, influencée par mon enfance passée à la ferme de mes grands-parents. J’ai grandi dans le monde agricole, ce qui a nourri mon intérêt pour la production animale et végétale.

Ensuite, j’ai poursuivi mes études en intégrant l’INP de Purpan à Toulouse, où j’ai obtenu un Bachelor en Food Science suivi d’un diplôme d’ingénieur en agriculture et agroalimentaire.

Pendant cette période, j’ai effectué de nombreux stages dans divers secteurs de l’agroalimentaire, y compris la transformation et la distribution alimentaire. J’ai aussi travaillé dans des exploitations spécialisées dans les fromages AOP comme le Cantal, le Salers, et le Bleu d’Auvergne, ce qui a approfondi mon intérêt pour ce domaine.

La passion pour la bière et le fromage, c’est venu comment ?

R : Avec le stage de 3 mois en Auvergne à la Grange de la Haute Vallée et mon parcours en fromagerie juste après, je savais que j’étais passionnée par le fromage. Par contre, pour la bière, c’est en lisant un livre que ma curiosité a été titillée. Le livre parlait d’accords fromage / bière et j’ai eu envie de creuser le sujet.

C’est à ce moment-là que j’ai eu l’idée de créér ma page Instagram pour parler aux gens de mes découvertes, partager des anecdotes sur les fromages, des conseils, etc.

En parallèle mon employeur de l’époque (la fromagerie) m’a proposé de monter un petit rayon bières au sein de la fromagerie, pour conseiller les clients sur les types de bières qui se marieraient le mieux avec les fromages qu’ils allaient acheter. J’ai tellement aimé pouvoir travailler avec ces deux produits que petit à petit est venue l’envie d’en faire ma propre entreprise.

« Dans mes ateliers je raconte des anecdotes que les gens vont retenir, je veux me différencier à travers le prisme de la pédagogie et l’activité ludique »

Après 4 ans en fromagerie, un nouveau chapitre : l’entreprenariat

R : C’est ça, j’ai monté mon entreprise en septembre 2021 et j’ai commencé par un gros échec (elle rigole). J’ai écrit un livre sur la bière et le fromage qui était beaucoup trop technique et pas du tout intéressant à lire.

Finalement j’ai mis de coté le livre et j’ai décidé de créer un guide de dégustation (photo). L’idée c’est d’aider les gens à savoir choisir un fromage et une bière qualitative, comment les stocker chez soi, comment les présenter correctement, le tout accompagné d’une vingtaine de fiches de dégustation. Les fiches sont là pour noter facilement leurs ressentis avec un système de cases à cocher, de manière simple et ludique.
J’ai tiré le guide à 350 exemplaires et il ne m’en reste plus qu’un seul à la maison, mais le format numérique sera toujours disponible. Pour l’acheter, c’est ici

Finalement tu décides de te lancer dans les ateliers, comment est venue l’idée ?

R : Oui, en mai 2022 je commence à avoir de plus en plus de demandes sur la création d’ateliers. Aujourd’hui c’est mon cœur de métier, alors qu’initialement je n’y avais pas vraiment réfléchi, c’est là où je passe le plus de temps et où je m’amuse le plus.

Je propose des ateliers à plusieurs types de clients : principalement des particuliers, mais aussi des entreprises souhaitant faire du team building, des fromageries, des brasseries, et j’ai même eu l’occasion de faire un atelier pour le Paris Beer Festival. J’essaie à chaque fois d’apporter des anecdotes qu’ils n’ont pas déjà entendu ailleurs et d’adapter mon contenu à leur niveau de connaissance des produits. Le but est d’être pédagogique et de rendre l’atelier intéressant à chaque fois.

Comment tu communiques sur internet ?

R : J’utilise beaucoup mon compte Instagram, c’est avec ça que j’ai commencé et c’est le réseau où je suis le plus active. Je me lance cette année sur LinkedIn aussi, avec du contenu expertise, un peu plus long que celui d’Instagram, à hauteur d’une ou deux fois par semaine.

Il y a aussi une newsletter qui sort approximativement une fois par mois, avec un article de blog et une suggestion d’accord fromage bière. Dans les accords de la newsletter j’essaie de proposer des produits qui sont qualitatifs mais accessibles à tout le monde, je ne vais pas parler d’une micro brasserie canadienne ou d’un fromage introuvable.
Il ne faut pas oublier qu’on a tous commencé par des bières « de supermarché » et que les accords peuvent se faire aussi avec des produits connus par le grand public.

Le compte Instagram de Roxane : @bieresetfromages

Des projets dans les tuyaux ?

R : Oui, mais je ne peux pas tout dévoiler ! J’ai un projet qui me tient beaucoup à cœur et qui pourrait bientôt se concrétiser, mais pour le moment je préfère ne pas en parler. En revanche, parmi les pistes que je développe, d’autres nouveautés vont arriver. Notamment des ateliers de dégustation fromage & alcools normands, ainsi que des ateliers fromage & thé, ou autres boissons. Le fromage sera toujours protagoniste, mais la bière un peu moins (ndr : « Sacrilège !!! »). J’étends mes ateliers au public international pour répondre aux demandes des touristes qui visitent le Havre à partir du mois de septembre.

Quels sont les tendances du milieu brassicole que tu as remarqué ?

R : Je trouve qu’on voit de plus en plus de brasseries artisanales dans les bars et chez les cavistes du Havre. Il y a quelques années on avait surtout les brasseries normandes qui étaient mises en avant, mais en ce moment c’est moins le cas. Je pense que ça s’est un peu calmé et que maintenant on recherche avant tout la qualité et l’innovation.

Au niveau du sans alcool il y a aussi beaucoup de nouveautés qui font leur apparition, à la fois des bières sans alcool (j’aime bien la « Lili » de Les Deux Amants) et à la fois sur le kombucha et ginger beer. Récemment j’ai aussi gouté une boisson faiblement alcoolisée, produite ici, au Havre, qui s’appelle Apolline, c’était pas mal !

M : Merci Roxane, à la prochaine !!!

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